La bande-annonce me laissait présager une comédie pétillante, rythmée et pleine de charme. Loupé. Je n'ai pas envie d'étriller "Du vent dans mes mollets" qui n'est pas assez putassier pour mériter un dézinguage en règle. Mais je dois quand même avouer que j'ai été cruellement déçu et que le film n'est pas la "comédie de l'été" que l'on m'avait vendu
Le point faible du film est le scénario. Adapté d'un bouquin de Raphaele Moussafir, je n'ai franchement pas saisi le postulat du film et l'intérêt de croiser les aventures de Rachel et de "l'intrépide" Valérie avec les amourettes et les turpitudes de leurs ainés. C'est assez foutraque et surtout les histoires ne se font jamais écho, tout cela est très bizarrement articulé. Au final donc, on n'a ni un réel regard sur l'enfance, ni une chronique sur le couple ou l'adultère, ou la vieillesse, ou les boulettes, ou les monsieurs noirs qui ont un cancer ... Les quelques bonnes répliques, si elles n'ont pas été déjà vues dans la bande-annonce, sont recyclées jusqu'à la moelle (d'accord, "bite" n'est pas "mite"). Ceci étant, il y a bien quelques belles scènes, quelques petites répliques, servies par l'interprétation honorable des fillettes et du trio d'acteurs (incompréhension par contre pour Judith Magre, elle est aussi décorative qu'un pot de chambre et son personnage ne sert clairement à RIEN). Je n'ai rien contre le twist dramatique à la fin du film, c'est un parti pris et ça tient la route, pourquoi pas. Mais hélàs, le film est bien trop long pour que cet épisode ne vienne réhausser le niveau. Et j'espèrais tellement que le film se termine avec l'image d'Isabelle Carré avec la fillette dans ses bras : encore loupé !
La comparaison avec "Camille redouble" vu cette semaine nuit terriblement à "Du vent dans mes mollets". A la différence du premier, tout semble un peu faux chez le second, entre des décors Mobalpa un peu laids, des dialogues peu appropriés pour des fillettes de 10 ans et un scénario en carton (franchement, la scène avec la maitresse battue sur le banc, si c'est pas mauvais ...).
Les bonnes intentions ne font pas toujours les bons films.